Mgr Hermann Giguère
In memoriam

Hermann Giguère

Prêtre · Prélat d'honneur de Sa Sainteté · 1938 – 2026
Prêtre du Séminaire de Québec · Supérieur général (2002–2012) · Professeur titulaire de théologie spirituelle, Université Laval

« La vie est trop belle pour ne pas être éternelle. »Hermann Giguère

Repères

En bref


Pendant plus de soixante ans, Hermann Giguère a été prêtre — au sens le plus large et le plus généreux du mot. Théologien de la spiritualité, professeur, écrivain, supérieur général du Séminaire de Québec, ami des mystiques et des saints de la Nouvelle-France, il fut aussi, et jusqu'à la toute fin, le pasteur fidèle de deux petites chapelles d'été au bord des lacs de la Beauce. Cette page rassemble, année après année, ce qu'il a écrit, enseigné, célébré et aimé.

Naissance
1938, dans la Beauce (Québec) — baptisé à Saint-Joseph-de-Beauce. Fils de Léonce-Arthur Giguère et d'Alexina Lessard.
Famille
L'aîné de la famille : un frère cadet, Paul, et deux sœurs cadettes, Gaétane et Nicole.
Ordination
Prêtre le 1er juillet 1962, pour le Séminaire de Québec. Devise : « Pour qu'ils aient la vie » (Jn 10, 10).
Études
Cours classique ; philosophie et théologie à l'Université Laval ; doctorat en théologie à l'Université pontificale grégorienne (Rome), 1968.
Professeur
Théologie spirituelle et histoire de la spiritualité, Faculté de théologie et de sciences religieuses, Université Laval — de 1968 à 2002, puis professeur associé.
Séminaire
Supérieur général du Séminaire de Québec, 2002–2012 ; secrétaire de la corporation, 2012–2021.
Renouveau
Fondateur du Conseil canadien du Renouveau charismatique catholique (1986) ; directeur de la revue Selon Sa Parole (1977–1999).
Chapelles
Recteur de la desserte estivale des chapelles du Lac-Poulin et du Lac-Raquette (Saint-Benoît-Labre, Beauce), de 1992 à 2024 — présent dès 1968.
Honneur
Prélat d'honneur de Sa Sainteté (« Mgr », P.H.), nommé par Benoît XVI en 2005.
Décès
Le 4 juin 2026, à l'âge de 88 ans, à la Résidence Cardinal-Vachon de Québec. Funérailles le 11 juin 2026, à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec.
Une vie

Sa vie


L'enfant de la Beauce

Hermann Giguère naît en 1938 et est baptisé à Saint-Joseph-de-Beauce. Aîné de la famille, il précède un frère, Paul, et deux sœurs, Gaétane et Nicole. La Beauce — ses villages, ses rivières et ses lacs — restera toute sa vie le pays de son cœur. Après ses études classiques à l'École apostolique puis au Collège de Lévis (1950-1958), il entre au Grand Séminaire de Québec en 1958 ; le futur cardinal Louis-Albert Vachon y est alors son supérieur, et le jeune séminariste y tient l'orgue (1959-1961) — un amour de la musique qui ne le quittera pas.

Prêtre « pour qu'ils aient la vie »

Le 1er juillet 1962, il est ordonné prêtre du Séminaire de Québec. Au sortir du cours classique, il avait choisi pour devise une parole de l'Évangile de Jean qui résumera tout son ministère : « Pour qu'ils aient la vie » (Jn 10, 10). On l'envoie ensuite à Rome, où il obtient en 1968 un doctorat en théologie de l'Université pontificale grégorienne, avec une thèse sur le ministère sacerdotal et la sanctification. Il rentre à Québec l'été de cette même année.

Le professeur de spiritualité (1968–2002)

De retour de Rome, il entre à la Faculté de théologie de l'Université Laval, où il enseignera trente-quatre ans la théologie spirituelle et l'histoire de la spiritualité — professeur agrégé en 1972, titulaire en 1995 ; il fut aussi, de 1968 à 1975, directeur spirituel du Grand Séminaire de Québec. Il fait découvrir à des générations d'étudiants les grands maîtres de la vie intérieure : Ignace de Loyola, Jean de la Croix, Thérèse d'Avila, Bérulle, François de Sales, Charles de Foucauld, Thérèse de Lisieux. Deux figures de la Nouvelle-France deviennent les compagnes de toute sa recherche : Marie de l'Incarnation — il se disait « l'ami de Marie de l'Incarnation » et fut une cheville ouvrière du Centre d'études Marie de l'Incarnation (CÉMI), fondé en 1993 — et saint François de Laval, premier évêque de Québec et fondateur du Séminaire.

L'apôtre du Renouveau

Très tôt, il discerne dans les mouvements spirituels nouveaux « des signes prophétiques ». Pionnier du Renouveau charismatique au Québec, il en est le délégué des évêques de 1974 à 1992 ; il dirige la revue Selon Sa Parole de 1977 à 1999 et fonde, en 1986, le Conseil canadien du Renouveau charismatique catholique, dont il est le premier président (1986-1996). Cette confiance dans le souffle de l'Esprit, jointe à la rigueur de l'historien des spiritualités, donnera sa couleur à toute son œuvre.

Supérieur général du Séminaire de Québec (2002–2012)

Le 11 juin 2002, Mgr Maurice Couture le nomme supérieur général du Séminaire de Québec — la maison fondée par Mgr de Laval en 1663. Il y consacrera dix ans. Lucide devant le déclin (« De 80 membres en 1982, elle est passée à 42 »), il choisit l'espérance et la « relance » : il fonde Québec-Ixthus, un centre d'évangélisation pour jeunes adultes (2004) ; il « refonde », à la demande du cardinal Marc Ouellet, le Petit Séminaire diocésain de Québec (2008) ; il ouvre la maison aux prêtres diocésains. En 2005, Benoît XVI le fait prélat d'honneur. Il transforme le bulletin du Séminaire en un trimestriel, SME-Info, qu'il rédige de sa plume. Deux grands jubilés portent sa marque : l'Année jubilaire François de Laval (2008) et les fêtes du 350e anniversaire du Séminaire (2013), dont il est l'instigateur. Il passe le flambeau au chanoine Jacques Roberge le 1er juillet 2012, l'année même de son jubilé d'or sacerdotal.

Le curé des deux lacs

Quelles que fussent ses charges, il garda toujours un attachement tendre à deux petites chapelles d'été de la Beauce, à Saint-Benoît-Labre : la chapelle Notre-Dame-du-Lac-Poulin et la chapelle Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus, au Lac-Raquette. Il les desservit à partir de 1968 — d'abord comme aide, au retour de Rome —, puis fut recteur de la desserte estivale de 1992 à 2024, tenant lui-même, avec un soin attentif, leur site web et leur chronique. C'est au Lac-Poulin qu'on célébra, le 21 août 2022, ses soixante ans de prêtrise, devant une centaine de personnes ; et c'est là qu'il dit sa dernière messe de Noël, le 18 décembre 2025 — « plusieurs, dont je suis, y trouvent un brin de nostalgie », confiait-il.

« Faire mémoire »

Libéré de l'administration, il ne cessa ni d'écrire ni de prêcher. Secrétaire de la corporation du Séminaire jusqu'en 2021, il composait surtout, dimanche après dimanche, les homélies qu'il publiait sur son site — un commentaire patient de tout le lectionnaire, offert à qui en voulait. Il vit la canonisation de son cher François de Laval par le pape François, le 3 avril 2014, comme l'accomplissement d'un vœu. Vers la fin, dans son blogue, il revenait sur l'œuvre de sa vie et résumait d'un mot la tâche qu'il jugeait la plus urgente pour l'Église d'ici : « faire mémoire ». Une maladie l'éprouva en 2023 ; il s'en releva. Ses homélies se succédèrent fidèlement jusqu'au 27 décembre 2025 — la dernière, écrite de sa main, s'achevait sur une bénédiction pour l'année nouvelle. Puis vint le silence. Fidèle jusqu'au bout à sa générosité discrète, il créa dans les dernières semaines de sa vie, à la Faculté de théologie de l'Université Laval, un fonds de bourses — la Fondation Mgr Hermann Giguère — pour soutenir les étudiants dont les travaux portent sur saint François de Laval et sur les spiritualités, convaincu que « nul ne peut revendiquer le monopole du souffle ou de l'Esprit » : « Le vent souffle où il veut » (Jn 3, 8). Mgr Hermann Giguère s'est éteint le 4 juin 2026, à 88 ans, à la Résidence Cardinal-Vachon. Il croyait, et l'avait souvent prêché, que « la vie est trop belle pour ne pas être éternelle ».

Chronologie

Au fil des années

Plus de soixante ans de ministère, d'enseignement et d'écriture — année après année.


Les commencements · 1938–2001

Avant l'ère du web, les traces sont plus rares ; voici les jalons connus de sa formation et de ses premiers engagements.

1938
  • Naissance à Saint-Joseph-de-Beauce, fils de Léonce-Arthur Giguère et d'Alexina Lessard.
1958
  • Après le cours classique (rhétorique au Collège de Lévis), il entre au Grand Séminaire de Québec ; son supérieur est le futur cardinal Louis-Albert Vachon. Il y tient l'orgue (1959-1961).
1962
  • Licence en théologie (Université Laval).
  • Ordonné prêtre le 1er juillet, par le cardinal Maurice Roy, pour le Séminaire de Québec. Il choisit pour devise « Pour qu'ils aient la vie ».
1965–1968
  • Étudiant à l'Université grégorienne, à Rome. Thèse de doctorat en théologie intitulée « Ministère et sanctification. Étude d'ouvrages de spiritualité récents et perspectives du concile Vatican II ».
1968
  • Doctorat en théologie à l'Université grégorienne (Rome) ; retour à Québec l'été.
  • Il commence à enseigner à l'Université Laval et à desservir la chapelle du Lac-Poulin.
1977
  • Il prend la direction de la revue Selon Sa Parole (jusqu'en 1999) et entre au Conseil du Séminaire.
1980
  • Premier article savant sur François de Laval : « Un saint évêque : le bienheureux François de Laval » (Communio).
1974 · 1986
  • Délégué des évêques pour le Renouveau charismatique dès 1974, il en fonde le Conseil canadien en 1986 et en devient le premier président (jusqu'en 1996).
1992–1993
  • Recteur de la desserte estivale des chapelles du Lac-Poulin et du Lac-Raquette (à partir de 1992, et jusqu'en 2024).
  • Cofondation du Centre d'études Marie de l'Incarnation (CÉMI, 1993), avec l'Université Laval et les Ursulines.
2000
  • Publication de L'expérience de Dieu de François de Laval (Fides).
Supérieur général du Séminaire de Québec · 2002–2012
2002
  • Le 11 juin, Mgr Maurice Couture le nomme supérieur général du Séminaire de Québec. Il transforme le bulletin maison en un trimestriel, SME-Info, qu'il rédige. — son bilan de la décennie
2004
  • Il fonde Québec-Ixthus, centre d'évangélisation des jeunes adultes (inauguration le 12 décembre). — son allocution
  • Parution de son cours Spiritualités chrétiennes (Université Laval). Premières homélies publiées en ligne (25 mars).
2005
  • Benoît XVI le nomme prélat d'honneur de Sa Sainteté (« Mgr », P.H.).
2006
  • Il remet à l'honneur la fête de saint François de Sales et lance, avec Québec-Ixthus, l'album Émergences.
  • Conférence majeure « François de Laval : pasteur et mystique » (17 octobre). — le texte
  • Décès du cardinal Louis-Albert Vachon, son ancien supérieur (29 septembre).
2007
  • Le Fonds du Séminaire de Québec (1623-1800) est inscrit au registre Mémoire du monde de l'UNESCO (20 juin) — parmi les premiers documents canadiens reconnus. — l'annonce
  • Le cardinal Ouellet annonce le projet de Petit Séminaire diocésain (décembre).
2008
  • Année jubilaire François de Laval (300e de sa mort), dans le 400e de Québec et le 49e Congrès eucharistique international. — la rubrique du jubilé
  • À la demande du cardinal Ouellet, il « refonde » le Petit Séminaire diocésain de Québec : décret du 19 mars, 22 séminaristes, inauguration le 9 septembre. — l'inauguration
  • Les premiers parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré, sur les terres du Séminaire, sont annoncés.
2009
  • Il lance l'Année sacerdotale par sa conférence du Jeudi saint, « La spiritualité du prêtre diocésain — Comme Lui nouer le tablier… » (14 avril). — le texte
  • Il rappelle le 25e de la visite de Jean-Paul II au Séminaire (9 septembre 1984).
2010
  • Il donne, aux Musées du Vatican, une conférence sur François de Laval, évêque missionnaire (16 mars), pour le 40e des relations Saint-Siège–Canada. — le texte
  • Ouverture d'une Maison diocésaine pour les prêtres au Séminaire. Il adopte Twitter et Facebook (« Gazouillis… »). — son billet
2011
  • Il institue les « membres associés » de la communauté des prêtres. — l'annonce
  • Première pelletée de terre des parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré (2 juin) ; le webzine du Séminaire devient un blogue.
2012
  • Il fête son 50e anniversaire d'ordination (hommages aux jubilaires, en mai). — l'hommage
  • Au terme de ses dix ans — « les plus belles années de ma vie » —, il passe le flambeau au chanoine Jacques Roberge (1er juillet) et devient secrétaire de la corporation. — son mot de remerciement
Les grandes fêtes & les années de prédication · 2013–2026
2013
  • Les fêtes du 350e anniversaire du Séminaire (« Aller à toutes rencontres »), dont il est l'instigateur : banquet (14 avril), colloques à l'Université Laval (mai-juin), spectacle Lumières dans la Cour (été), clôture le 8 décembre. — la rubrique du 350e
  • Il codirige le volume commémoratif Parce qu'ils y ont cru, on le voit ! (Presses de l'Université Laval).
2014
  • Canonisation de François de Laval et de Marie de l'Incarnation par le pape François (3 avril) — l'accomplissement d'un vœu ; messe d'action de grâces à Rome (12 octobre). — le pèlerinage
  • Il publie Écrits spirituels de François de Laval (préface du cardinal Gérald-Cyprien Lacroix). — l'annonce
2015–2017
  • Conférences au séminaire du CÉMI sur François de Laval (2015) puis sur Marie de l'Incarnation et « le fond de l'âme » (2016). — la conférence de 2015
  • Dernier numéro de SME-Info (le 53e, septembre 2015). Édition anglaise The Spiritual Writings of François de Laval (2017).
2018–2019
  • Il reprend la publication systématique de ses homélies dominicales, commentant tout le cycle liturgique — un rythme qu'il tiendra jusqu'à la fin (41 homélies pour la seule année 2019).
  • Pèlerinage en Terre Sainte (2019).
2020
  • Dans la pandémie, il prêche le confinement comme un désert et une chance d'intériorité : « La vie est plus forte que les virus. » À Noël, en plein reconfinement : « Noël, c'est toi ! »
2021
  • Année record (57 homélies). À Pâques, « printemps de Dieu » ; il salue le vaccin comme « une semence à soutenir et à recevoir avec joie ». — Pâques 2021
2022
  • On fête ses 60 ans de prêtrise au Lac-Poulin, le 21 août, devant une centaine de personnes. — le reportage
  • Ses derniers billets de blogue (janvier) reviennent sur l'œuvre de sa vie : le Renouveau, ses maîtres spirituels, et l'urgence de « faire mémoire ».
2023–2024
  • Une maladie l'éprouve en 2023 ; il s'en relève et reprend, en 2024, son ministère et ses homélies.
2025
  • Il célèbre sa dernière messe de Noël au Lac-Poulin (18 décembre) : « plusieurs, dont je suis, y trouvent un brin de nostalgie. »
  • Sa dernière homélie composée (27 décembre, pour le Jour de l'An) s'achève sur une bénédiction : « Que cette nouvelle année soit remplie… de joie, de bonheur et de paix. »
2026
  • Une dernière homélie est remise en ligne le 4 mars — « La Samaritaine : l'eau vive », sur le passage « de la mort à la vie ». Puis vient le silence.
  • Dans ses dernières semaines, il crée à la Faculté de théologie de l'Université Laval la Fondation Mgr Hermann Giguère, un fonds de bourses pour les étudiants en spiritualité et sur François de Laval.
  • Mgr Hermann Giguère s'éteint le 4 juin, à l'âge de 88 ans, à la Résidence Cardinal-Vachon. Ses funérailles ont lieu le 11 juin 2026 à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame de Québec. — ses dernières homélies
  • Les Archives de l'Archidiocèse de Québec deviennent dépositaires du Fonds Mgr Hermann Giguère (Fonds MHG, numéro de fonds GT20), qui conserve les documents pertinents à sa vie.
Ce qui l'habitait

Thèmes & passions

Une vie d'études et de ministère traversée par quelques grandes fidélités.


« Une spiritualité n'est pas d'abord une application de principes… elle est le résultat d'une expérience d'un sujet-croyant. »Hermann Giguère, Comment se développe la spiritualité des ministres ordonnés ?, 2006

Saint François de Laval

De ses premiers articles (1980) jusqu'à son anthologie de 2014, il n'a cessé d'étudier et d'aimer le premier évêque de Québec — « pasteur et mystique », homme du « pur abandon » et du souffle missionnaire. Comme supérieur général, il porta l'Année jubilaire de 2008 ; il vécut la canonisation de Laval, le 3 avril 2014, comme l'accomplissement d'un vœu.

Marie de l'Incarnation & les mystiques

Il se disait « l'ami de Marie de l'Incarnation ». Cheville ouvrière du Centre d'études Marie de l'Incarnation (CÉMI, fondé en 1993), il consacra des décennies à cette grande mystique apostolique — « Dieu luit au fond de l'âme » — et à l'histoire de la spiritualité : Ignace, Jean de la Croix, Thérèse d'Avila, Bérulle, François de Sales, Charles de Foucauld.

La spiritualité du prêtre

C'était sa spécialité savante. Dans le sillage de Vatican II — « il n'y a pas de consécration sans mission » — il développa une « spiritualité presbytérale » du service : le prêtre serviteur, qui « noue le tablier », enraciné dans son Église particulière (sa « diocésanité »), et toujours du côté de la compassion plutôt que de la rigueur.

L'homélie, service de la Parole

Plus de 540 homélies, du 25 mars 2004 au 4 mars 2026. Sa manière : partir du quotidien — une publicité, un fait d'actualité, une image — pour conduire à l'Évangile, en trois points, avec chaleur et espérance. « La résurrection n'est pas un objet d'étude, c'est une expérience de rencontre. »

Le Séminaire de Québec & son patrimoine

La maison de Mgr de Laval (1663) fut le grand amour de sa vie ecclésiale. Il en défendit l'héritage : reconnaissance du Fonds (1623-1800) au registre Mémoire du monde de l'UNESCO (2007), mise en lumière de la Cour, restauration de la Salle des Promotions, et la grande fête du 350e en 2013.

Enseigner, transmettre

Trente-quatre ans professeur à l'Université Laval, puis formateur au Grand Séminaire. Il aimait transmettre — au point de mettre tous ses cours en ligne, gratuitement, avec des exercices et des corrigés (« hé oui ! »), pour ses étudiants et pour quiconque s'y intéressait.

Le souffle de l'Esprit

Pionnier du Renouveau charismatique au Québec, il y voyait « des signes prophétiques ». Il fonda en 1986 le Conseil canadien du Renouveau charismatique catholique et dirigea la revue Selon Sa Parole de 1977 à 1999 — une confiance dans l'Esprit qui irrigua toute sa théologie.

Les chapelles des lacs

Toute sa vie, il fut le pasteur de deux petites chapelles d'été de la Beauce : Notre-Dame-du-Lac-Poulin et Sainte-Thérèse, au Lac-Raquette. Recteur de la desserte estivale de 1992 à 2024 (et présent dès 1968), il en tint la chronique et le site, y célébra ses 60 ans de prêtrise (2022) et sa dernière messe de minuit (2025). Un ministère humble, au ras des gens et des saisons.

Le prêtre branché

« Je suis un internaute averti… j'ai construit et j'entretiens plusieurs sites internet. » Webzine dès 2005, blogue, Twitter, Facebook, YouTube : il fut l'un des premiers prêtres québécois à faire du web un instrument d'évangelisation et de mémoire.

La musique, les livres, le cinéma

Organiste dans sa jeunesse, il garda toute sa vie l'amour de la musique sacrée — le Stabat Mater, la grand-messe de Gilles Vigneault, Morricone, Domingo — qu'il partageait sur son blogue, aux côtés du cinéma de Bernard Émond et d'une vaste curiosité de lecteur. Une culture qui nourrissait sa foi, et réciproquement.

« Faire mémoire »

Lucide devant le déclin de l'Église au Québec, il choisissait l'espérance d'une Église plus petite mais plus spirituelle, et résumait d'un mot la tâche la plus urgente : « faire mémoire ». Cette page en est l'écho.

L'œuvre écrite

Ses écrits


Hermann Giguère a beaucoup écrit, et de bien des manières : des livres et des articles savants, des manuels de cours, des centaines d'homélies, un blogue, des chroniques d'histoire. Voici l'essentiel de son œuvre publiée ; l'intégralité de ses textes en ligne demeure accessible sur ses deux sites.

Livres et volumes

Articles et chapitres

Homélies, billets et cours en ligne

Album

En images

Quelques images tirées de ses sites — sa personne et les siens, le Séminaire qu'il a servi, les saints qu'il a aimés, et les chapelles de la Beauce où il fut pasteur.


Le prêtre

Sa famille

Hermann était l'aîné des quatre enfants de Léonce-Arthur Giguère et d'Alexina Lessard, de Saint-Joseph-de-Beauce : Hermann, Paul, Gaétane et Nicole. À la mort de leur père, en décembre 2000, c'est Hermann qui prononça l'homélie des funérailles — « La foi de mon père ».

Le Séminaire de Québec

Saint François de Laval

Le 350e anniversaire (2013)

Les chapelles des lacs

Ces images proviennent de ses sites hgiguere.net et carrefourkairos.net, qu'il a lui-même tenus pendant plus de vingt ans.

Archives & sources

Pour aller plus loin

Ses deux sites sont préservés. On y trouve l'intégralité de ses homélies, billets, conférences et travaux.


Ses sites & ses archives

Sa vie & son œuvre

In memoriam